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Mindmetrics, l'outil qui m'aurait fait grandir deux fois plus vite

Une rencontre chez Microsoft, trois associés qui se complètent, une IA qui s'appelle Mindy, une erreur qui nous a fait tout repenser, et une question qu'on nous pose souvent : « Claude ne peut pas le faire ? »

28 octobre 2026 · 4 min de lecture · #Mindmetrics #associés #IA #données

NEUF

Si j'avais eu Mindmetrics quand j'ai lancé mon agence, je pense que j'aurais pu la faire grossir deux fois plus vite.

C'est l'une des deux sociétés où va la majorité de mon temps. Voilà pourquoi.

Une rencontre chez Microsoft

J'ai rencontré Pierre-Marie alors que nous donnions tous les deux une conférence sur la publicité en ligne, dans les bureaux de Microsoft à Issy-les-Moulineaux.

La blague, c'est que lui présentait Bing. Chez Microsoft, normal. Moi, je présentais Google Ads.

Pierre-Marie connaissait déjà Antoine et a fait l'intermédiaire. On s'est tout de suite entendus, et on a décidé de monter ce projet ensemble.

Trois associés, trois métiers

Chez Mindmetrics, nous nous complétons parfaitement : Pierre-Marie, notre CEO, qui dirige aussi le commercial, Antoine à la technique, et moi sur le produit et le marketing.

Ce qui fait fonctionner un business, c'est que ses associés échangent souvent, fréquemment, sur l'ensemble des sujets. Pas seulement sur les leurs.

La décision doit se prendre en commun. Mais sur chaque sujet, celui qui a l'expertise principale doit avoir la voix qui porte le plus.

Le piège de Dunning-Kruger

Cet effet a un nom : l'effet Dunning-Kruger. Moins on en sait sur un sujet, plus on croit le maîtriser. Et à l'inverse, plus on est expert, moins on se met en avant.

Avec l'IA, on y tombe tous. On croit tous qu'elle est magique. Alors quand on imagine de nouvelles fonctionnalités, il m'arrive de m'enflammer un peu.

Heureusement, Antoine, notre CTO, garde les yeux ouverts sur ce que l'outil peut vraiment faire. Sur ce sujet, c'est lui l'expert, et c'est sa voix qui doit porter.

Ce que fait Mindmetrics

Mindmetrics sécurise l'ensemble des données de tes clients, les structure, les met à disposition dans un dashboard, et te permet de discuter avec toute cette donnée pour l'analyser en quelques minutes grâce à notre IA, Mindy.

Mais sa vraie force, c'est que l'information vient à toi, sans que tu aies à ouvrir la plateforme. Nous avons mis en place des alertes qui te préviennent là où tu travailles vraiment : Google Chat, Slack, Teams, mail.

Aujourd'hui, des agences clientes nous expliquent gagner l'équivalent de quatre ETP. Et des annonceurs ont enfin une vision de leurs données : ils augmentent leurs budgets parce qu'ils les contrôlent mieux, et ils suivent les résultats en même temps que leurs agences.

Mon erreur : vouloir stocker la donnée

Au début, je voulais absolument stocker la donnée, pour pouvoir la lire plus vite et la retraiter.

On s'est rendu compte qu'il y avait des freins importants. Le principal : les plateformes recalculent très régulièrement leurs chiffres. Nos données stockées ne correspondaient plus à celles des plateformes, et nos utilisateurs perdaient confiance dans nos calculs.

Un exemple concret. Sur Google Ads, la fenêtre d'attribution des conversions est de 30 jours par défaut. Et contrairement à Google Analytics, Google Ads attribue la conversion à la date du clic.

Imagine un utilisateur qui arrive sur ton site le 1er septembre en cliquant sur une annonce Google Ads. Il revient en accès direct le 15 septembre, et il commande. Pour Google Ads, la conversion remonte au 1er septembre.

Si tu as enregistré les données du 1er dès le 2 septembre et que tu ne reviens jamais dessus, cette conversion, tu ne la vois jamais.

C'est pour ça que nous sommes passés à 100 % en temps réel sur les plateformes. Cela nous donne accès à beaucoup plus d'informations, et surtout à beaucoup plus de précision, notamment sur certaines métriques comme le reach côté Meta.

Le vrai défi : puissant et simple à la fois

Notre plus grande difficulté, c'est de construire un outil extrêmement puissant, mais simple à utiliser, et qui s'explique tout seul.

Plus on avance dans le développement, plus l'outil devient capable. Mais plus son utilisation se complique.

C'est pourquoi, depuis six mois, nous avons donné à Mindy l'ensemble des capacités de l'outil. Tout ce qu'on peut faire dans Mindmetrics, on peut lui demander de le faire, sans rien faire à la main. C'est l'IA qui le gère, de manière autonome.

« Mais Claude peut le faire, non ? »

C'est une objection qu'on entend souvent côté commercial. Et c'est vrai : Claude, ChatGPT et les connecteurs MCP pullulent sur internet, et pour une partie des utilisateurs, ça fonctionne très bien.

Le problème n'est pas visible en surface. Il est en back-office.

Quand tu uploades des fichiers Excel avec toutes les données de tes clients, ou que tu connectes ton MCC Google Ads à Claude, tu confies des données confidentielles à un service hébergé aux États-Unis. Tu perds la maîtrise de cette donnée, alors que la majorité des freelances et des agences sont tenus à la confidentialité par leurs contrats.

Et il y a les hallucinations. Ça ne t'est jamais arrivé de repérer une erreur de l'IA, de la lui signaler, et de la voir s'excuser avant de relancer sa requête ? Dans une conversation, ça passe. Dans un bilan client, beaucoup moins.

Chez Mindmetrics, nous n'hébergeons pas la donnée : elle transite par nos serveurs privés, en Europe. Tout est géré en projets cloisonnés. Toutes les sources d'un client sont réunies dans un projet, et tu peux y ajouter son contexte pour que les analyses soient les plus pertinentes possible.

Mindy, elle, évite les mauvais chiffres grâce aux instructions qu'on lui donne et aux garde-fous qu'on lui impose. Et elle ne se contente pas de lieux communs : elle est nourrie de mes vingt ans d'historique en marketing digital.

Pour l'anecdote

Ce blog, je l'ai construit avec Claude. J'utilise l'IA tous les jours. Mais les données de mes clients, je ne les confie qu'à un outil fait pour ça.

Si tu veux voir à quoi ça ressemble : mindmetrics.ai.

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